Avortement – Nouvelle bachelière, la fille d’un Professeur d’université condamnée

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Avortement - Nouvelle bachelière, la fille d’un Professeur d’université condamnée
Avortement - Nouvelle bachelière, la fille d’un Professeur d’université condamnée

Tombée enceinte, Aïcha Ndiaye a échoué à une tentative d’avortement. Elle n’a pas pas réussi à se débarrasser de son bébé après avoir ingurgité des comprimés abortifs. Le jeune fille de 20 ans a été jugée hier, pour tentative d’avortement. 

Mal en point, Aïcha Ndiaye a rejoint à petits pas la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Installée péniblement sur une chaise, elle aurait elle-même assuré au juge qu’elle était capable de suivre les débats. Son coprévenu Boubacar Diédhiou, est une étudiant en comptabilité qui s’adonne à la vente de pilules abortives pour, dit-il, financer ses études.

Aïcha Ndiaye est tombée enceinte lorsqu’elle préparait l’examen du baccalauréat 2022. Mais c’est après avoir obtenu son diplôme qu’elle le découvre.

Elle informe l’auteur de la grossesse, Issa Faye. Ensemble, ils décident de se débarrasser du bébé pour ne pas attirer la honte. Pour ce faire, le père de l’enfant fait appelle a Boubacar Diédhiou qui lui a cédé quatre comprimés à 50.000 francs.

Après avoir ingurgité un cachet, la fille née en 2022 était sujette à des douleurs abdominales atroces. Elle s’est dirigée directement dans une structure sanitaire. Les blouses blanches qu’elle trouve sur place sauvent le bébé avant de la dénoncer. Aïcha Ndiaye a été alpaguée par des éléments du commissariat central. Boubacar Diédhiou est aussi épinglé.

Face aux limiers, le mis en cause révèle qu’il est dans la vente de médicaments abortifs depuis trois mois. Quant à Issa Faye lui, est introuvable.

En détention depuis le 16 septembre passé, Aïcha Ndiaye et Boubacar Diédhiou ont reconnu la tentative d’avortement face au juge.

Larmes aux yeux, la jeune fille confie : « Je pensais que mon père allait me chasser de sa maison. Je devais avaler les deux comprimés et introduire les deux autres dans mes parties intimes. Dès que j’ai avalé un comprimé, j’ai eu des maux ventre ». Elle a ajouté qu’elle ne connait pas le nom du médicament.

Boubacar Diédhiou, 27 ans a dit avoir acquis les comprimés au marché noir de Keur Serigne Bi à 45.000 francs, avant de les revendre à Issa Faye à 50.000 francs.

« Je prenais les comprimés pour soigner mes maux d’estomac. C’est à la police qu’on m’a appris que c’est un médicament pour avortement », a-t-il soutenu.

Le substitut du procureur a requis deux ans, dont six mois ferme contre Boubacar Diédhiou et six mois avec sursis à l’encontre de sa coprévenue. Me Iba Mar Diop, avocate de la jeune fille, a révélé sa cliente a reçu une éducation très stricte. Son père est professeur d’université, sa mère enseignante. « Elle regrette profondément les faits. Elle s’est engagée à garder son enfant », a assuré la robe noire qui a sollicité la mansuétude du tribunal.

Abondant dans le même sens, Me Ndoffane Diouf a relevé que Boubacar Diédhiou a pris peur. C’est pourquoi il a tenté de diluer sa responsabilité pénale. À l’issue des débats, le juge a condamné les prévenus aux peines requises par le Ministère public.

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